Entrevue: Alfa Rococo

Entrevue: Alfa Rococo

Par Maude B. Laverdière

6 Octobre 2014

Le duo Alfa Rococo, composé de Justine Laberge et David Bussières, nous offrait un nouvel album le mois dernier après 4 ans : Nos cœurs ensemble. Complices en musique comme dans la vie, nous pourrons admirer leur complicité sur scène le 16 octobre prochain au Théâtre Petit-Champlain.

Pour ceux qui ne connaissent pas Alfa Rococo, comment vous décrivez-vous?

On fait de l’électro-pop-rock, de la musique entrainante avec des paroles intelligentes. Nous avons des personnalités à la fois profonde et pétillante tout comme notre musique.

Il y a un message plus positif dans cet album que dans le dernier, comment l’expliquez-vous?

C’était dans l’air du temps, car entre Chasser le malheur et cet album, il s’est passé pas mal de temps et pas mal de choses dans notre vie professionnelle. Nous avons changé d’étiquette de disque avec qui les choses se sont plus ou moins bien terminées. C’était une période plus grise pour le duo. Au moment de recommencer à composer, la première chanson que nous avons terminée est Lumière. Nous voulions répondre à ce moment difficile par quelque chose de super lumineux et émergé du négativisme par le positivisme.

Comment arrive-t-on à concilier notre vie professionnelle et personnelle?

On n’y pense pas trop. À la limite, tout cela est beaucoup plus facile quand on est dans le même bateau. On comprend vraiment ce que chacun vie. Notre mode de vie n’est pas standard, car notre horaire est un peu aléatoire, alors vivre avec un conjoint qui a une vie de 9h à 5h doit être beaucoup plus difficile pour un artiste. En fait, c’est la meilleure chose qui soit quand on partage la même réalité.

Vous êtes présents sur la scène musicale québécoise depuis déjà 10 ans; comment vivez-vous avec la critique?

On ne vit pas avec, on l’endure. Jusqu’à présent, nous sommes chanceux, car nous avons de bonnes critiques en général. Quand c’est négatif, ça fait mal. C’est un moindre mal, car on fait ce que l’on aime dans la vie avec tout notre cœur. Il y a des artistes qui ne les lisent pas, mais ce n’est vraiment pas notre cas puisque nous sommes nos propres producteurs, alors nous devons monter notre dossier de presse.

Y a-t-il des artistes qui vous inspirent au quotidien?

Oui, je dirais Damon Albarn et James Murphy de LCD Soundsystem. Il s’agit de deux artistes super bons, car ils ont toujours fait des trucs « groovy » et colorés. Ils ont su inculquer une profondeur à leur style. Ils sont libres et indépendants.

Quelle est votre vision de l’avenir de la musique québécoise?

On ne vit pas dans la meilleure époque pour la musique. Malgré tout cela, les statistiques prouvent que les Québécois ont un attachement à leur musique. Les ventes de disque en France et aux États-Unis ont énormément diminuées. Au Québec aussi, mais dans une moins grande proportion. On fait une musique unique et créative et les gens encouragent cela. Les radios commerciales aident un peu plus la musique québécoise en ayant délaissé la grosse musique électro-dance européenne et américaine. Ils font jouer des Karim Ouellet, Louis-Jean Cormier et Alex Nevsky. Je pense que l’on ne doit pas être négatif, mais plutôt encourager les gens à venir voir les shows. Un spectacle est tellement quelque chose d’unique, un moment qui se vie une seule fois. C’est une expérience qui n’a pas de prix.

www.alfarococo.com

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