Entrevue avec François Morency

Entrevue avec François Morency

Par Maude B. Laverdière

4 Mars 2014

De retour sur les planches, François Morency nous présente son 4e one man show, « Furieusement calme», qui porte sur la peur : les siennes, les nôtres, les phobies, la peur du refus, de l’engagement, des préjugés et du vide… Bref, un sujet très vaste! Ce spectacle souligne ses 25 ans de carrière comme humoriste, mais également comme auteur avec son 1er livre, « Dure soirée », sorti en 2012 et qui s’est vendu à plus de 25 000 exemplaires. Il visitera la Salle Albert-Rousseau les 3 et 4 mars prochain.

Comment avez-vous choisi le sujet principal de ce 4e spectacle?

Au début, il ne s’agissait que d’un seul numéro basé sur un sujet que je trouvais vraiment inspirant. Par la suite, je me suis rendu compte qu’il s’agissait de quelque chose de vraiment porteur qui comporte plusieurs sous-thèmes. Par exemple, je voulais faire une joke sur la peur du rejet qui est finalement devenu un numéro complet. Le spectacle n’est pas un discours sur la peur, les gens ne vont rien apprendre. Je n’ai pas la prétention d’être un psychologue qui va montrer aux gens dans la salle comment gérer leurs peurs. Je trouvais simplement « le fun » d’avoir un fil conducteur. Mon but est vraiment de divertir et de faire rire.

Qu’est-ce qui vous rend totalement furieux?

De façon générale, tout ce qui touche à la bêtise humaine. Le non-sens, la cruauté, la haine sur le web, ça vient beaucoup me chercher.

Est-ce plus facile de créer un show grâce à l’expérience, ou tout est toujours à recommencer?

On repart à zéro, l’expérience fait que tu t’énerves moins pour des détails. En écrivant, tu es souvent confronté à des nœuds d’écriture. Le texte devient un gros casse-tête que tu adaptes en fonction de la réaction des gens. Tu cautionnes constamment devant le public ce à quoi tu as pensé seul dans ton sous-sol. En humour, tout doit être approuvé par les gens. Tu ne peux pas rentrer de force dans la gorge un numéro d’humour comme tu le ferais avec une chanson. Ce qui est le plus difficile avec les années, c’est que tu jongles toujours avec ce que le public veut et ne veut pas. Il veut reconnaitre ton style, il ne veut pas que tu sois trop comme avant, mais avec juste assez de nouveauté.

Dans quel rôle êtes-vous le plus à l’aise? Humoriste, animateur ou écrivain?

Pour moi, c’est la même job. C’est le médium qui est différent. Écrire pour la scène n’est pas la même chose qu’écrire pour un gala et écrire un livre est une tout autre affaire! J’aime vraiment l’idée que je suis polyvalent, que je ne suis pas obligé de faire la même chose pour toute ma vie.

On vous a vu imiter Vincent Vallières et d’autres personnalités connues au dernier Bye Bye. Comment vous êtes-vous retrouvé à y participer?

J’ai été approché en avril 2013 pour faire le Bye Bye. L’idée de départ était de prendre 5 ou 6 humoristes et de faire le show ensemble. C’était impossible, car nous avions tous des horaires différents et que nous ne pouvions pas créer une unité convenable en si peu de temps. On s’est ramassé finalement une quarantaine à faire chacun, nos choses. J’ai eu l’idée de Vincent Vallières, suite à son mini-scandale sur Fermont. Ce fût une belle expérience, mais la façon de travailler était totalement différente de ce à quoi j’ai l’habitude. Il manquait d’unité, deux têtes valent mieux qu’une, mais ce n’est pas vrai que 43 têtes valent mieux que deux. J’aurais préféré être plus présent dans le show. Alors, si c’était à refaire, il faudrait s’entendre dès le départ sur le nombre de participants et le travail d’équipe.

www.facebook.com/francoismorency

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