Entrevue avec Karen Paquin

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Entrevue avec Karen Paquin

Par Katia Curadeau

27 Décembre 2017

Mis à part ses restaurants, ses attraits touristiques et historiques et tous ses paysages à couper le souffle, la ville de Québec se distingue par tous les talents qu’elle abrite. Ce mois-ci, le Québec Scope est fier de vous présenter à nouveau son édition spéciale, Les Personnalités Inspirantes de Québec. Cette année, ce sont les femmes qui sont à l’honneur et qui, par leur implication et leur passion, on su se démarquer haut la main! Faites la connaissance de Karen Paquin, Athlète en rugby à 7 et à 15 et ambassadrice de l’esprit sportif.

1. Comment avez-vous démarré votre entreprise/carrière? 

J’ai commencé le rugby à l’âge de 14 ans, mais ce n’est pas avant la fin de l’université (près de dix ans plus tard!) que j’ai eu ma première sélection en équipe nationale.

2.    Quels conseils donneriez-vous à des jeunes qui débutent dans votre domaine?

Mon premier conseil s’adresse principalement aux parents. Je pense qu’il est important pour les jeunes de ne pas se spécialiser ans un seul sport trop tôt. Chaque sport apporte des outils différents et si un jeune souhaite devenir un jour un athlète de haut niveau, il devra avoir un coffre à outils variés, pas un talent unique.

Mon deuxième conseil s’adresse aux athlètes et c’est de garder les yeux sur votre chemin à vous. Il y aura toujours quelqu’un de meilleur que vous à quelque chose. Ce n’est pas tout le monde qui va croire en votre potentiel. Je vous dis donc de conserver votre énergie pour vos propres défis, pour développer vos forces et réduire vos faiblesses. Ne perdez pas votre temps à vous comparer aux autres.

3.    Quelle est votre plus grande réalisation à ce jour?

Il y en a deux : la première, c’est d’avoir obtenu une médaille d’argent à la Coupe du monde de rugby à 15 en 2014. C’est une grande réalisation personnelle parce que notre équipe avait complètement défié les probabilités. Personne ne croyait en notre capacité à sortir de la phase de pool et encore moins à battre la France en demi-finale. Je garde encore un souvenir très vif de ce match.

La deuxième est d’avoir remporté la médaille de bronze en rugby à 7 aux Jeux olympiques de Rio en 2016. C’était évidemment un moment historique pour le rugby mais pour moi, le côté spécial de cette médaille c’est d’avoir réussi à se relever après avoir perdu plus tôt en demi-finale. Imaginez se faire détruire son rêve et avoir à peine deux heures pour encaisser le coup avant de revenir sur le terrain pour terminer en beauté. Cette performance nous a également permis de faire un coup de média monstre et de partager notre passion avec une quantité incroyable de gens de tous les milieux.

4.    Quelle est votre seconde passion, celle que vous aimeriez un jour transformer en projet?

En vivant ma passion pour le rugby, j’ai découvert à quel point le monde du sport de haut niveau reste un milieu où les femmes n’ont pas la même place que les hommes. Au cours des prochaines années, je vais continuer à mettre la main à la pâte pour changer cette culture sexiste. J’ai envie de faire comprendre aux gens qu’il est important de montrer plus de sport féminin pour que nos jeunes filles puissent avoir accès à une variété de modèles et qu’elles aient envie de se développer dans le sport et l’activité physique. 

5.    Que détestez-vous par-dessus tout?

La discrimination, les matins gris et pluvieux et les bas en boules dans la laveuse!

6.    Qui est votre modèle, votre idole?

Il y en a plusieurs mais quand j’étais jeune, c’est le skieur Jean-Luc Brassard qui a allumé le rêve Olympique en moi. Un peu plus tard c’est Chantal Petitclerc qui m’a inspiré par ses performances incroyables mais aussi par son sourire, on aurait dit que gagner 14 médailles d’or paralympiques était une partie de plaisir pour elle. 

7.   Si vous étiez un super-héros (film, roman, etc.), qui seriez-vous?

Katniss Everdeen, une femme qui inspire le soulèvement d’une nation entière. Ses actions sont guidées par ses propres valeurs et elle n’a rien à cirer des règlements établis.

8.    Quel est votre restaurant préféré?

Le Blaxton Cartier, ambiance relax et délicieux tartare!

9.    Quel rêve ou projet aimeriez-vous voir se réaliser pour Québec?

Je rêve de voir la première ligue de rugby féminin professionnelle en Amérique prendre vie, avec une équipe à Québec. Je pense que les Québécois adorent les sports de contacts et qu’ils sont prêts à encourager une équipe féminine.

10.    Quel métier vouliez-vous faire quand vous étiez enfant? Pourquoi?

J’ai rêvé d’être astronaute, à cause de Julie Payette, et aussi pour tester l’état d’apesanteur! J’ai ensuite voulu travailler sur les bateaux mais j’ai changé d’idée parce que c’était un milieu qui avait la réputation d’être hostile pour les femmes. J’étais loin de penser que j’allais me retrouver dans le rugby, un autre milieu typiquement masculin.

11.   Qu’est-ce qui vous fait sourire?

Rentrer à la maison après une longue tournée, l’odeur du café, ou celle d’un plan de tomate, le soleil dans une journée blanche d’hiver, un bon repas de sushis, ou de tourtière, revoir la famille et les amis, me réveiller sans mon alarme…

12.    Quelle est votre résolution pour l’année 2017?

Je pense qu’il faut que je passe plus de temps à m’étirer… peut être commencer officiellement le yoga? J’ai tendance à pousser la machine et même si les physiothérapeutes de PCN me tiennent en un morceau, je pense que j’ai un gros gain physique à faire en équilibre et en mobilité. 

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