Entrevue avec l'auteure Catherine Thabet

Entrevue avec l'auteure Catherine Thabet

Par Maude Laverdière

9 Février 2012

La première trilogie, Sophia Bradley, de l’auteure Catherine Thabet, rejoint un public de 13 à 30 ans. Inspirée de sa propre adolescence et de celle de sa fille, l’histoire nous fait revivre nos premiers amours ainsi que toutes sortes d’aventures. Originaire de St-Georges de Beauce, Mme Thabet a fondé sa propre maison d’édition. Elle nous fait découvrir une partie de son univers littéraire.

Quels sont les principaux défis dans l’écriture d’une trilogie?

Pour moi, ce qui est difficile c’est au moment d’écrire le milieu de l’histoire, de réussir à garder l’intérêt du lecteur, de conserver l’histoire et de la rendre autant intéressante. Au départ, on croit qu’on n’y arrivera jamais et, finalement, ça débloque. Le troisième a été le pire. On m’a dit que mes romans commençaient assez rapidement. Pour moi, s’était donc important de conserver le même erre d'aller jusqu’à la fin. On ne veut pas devenir redondant, mes personnages vivent un peu les mêmes choses pendant les trois romans, une peine d’amour à 20, 30 ou 40 ans, les sentiments demeurent les mêmes. Mon défi était alors de rendre tout cela captivant.

Vos romans véhiculent certaines valeurs, vous êtes-vous donné comme mission de les transmettre?

Je ne voulais pas tomber dans des sujets trop difficiles. Je crois que, lorsqu’on parle de drogue ou de violence, il faut soit l’avoir côtoyée de près ou bien l’avoir vécu soi-même. Il était trop difficile pour moi d’aborder ces thèmes. Toutefois, la bonté, l’honnêteté et le respect font partie intégrante de ma vie. Transmettre ces valeurs allait de soi. Je trouve qu’avec l’apparition des enfants-rois, il est bon de mettre un petit peu d’emphase sur le respect et la galanterie.

Votre maison d’édition soutient les jeunes, quelles sont les actions que vous posez?

Plusieurs écoles ont des fondations et lorsque je vais faire une présentation dans une école et que celle-ci achète des romans, un certain montant est remis à sa fondation. Je souhaite ainsi contribuer afin que les jeunes restent plus longtemps dans le milieu scolaire. Mes rencontres consistent en la présentation de mes romans et le parcours qu’il faut prendre pour devenir auteure et partir sa maison d’édition.

Êtes-vous surprise de l’accueil que vos romans ont eu?

J’en ai vendu un et j’ai été surprise! L’idée est née comme ça. Ce n’est pas un projet planifié depuis des années. L’écriture du roman jusqu’à sa publication a été tellement rapide que je n’ai pas eu le temps de penser à la vente. La plus belle récompense est lorsque des lecteurs nous écrivent pour nous dire que nos romans leur ont fait aimer la lecture.

Vos prochains projets?

Je ne suis pas tout à fait certaine, il est possible que je choisisse un personnage du tome trois que j’affectionne beaucoup, Juliette, ou bien Magalie qui parait dans les trois, mais à laquelle je ne fais pas beaucoup allusion. Dans le premier roman, mes personnages ont 17 ans et, à la fin de celui-ci, ils en ont 26. Personne ne sait ce qui s’est passé entre 17 et 26 ans. Il serait peut-être intéressant de raconter cette période. Tout ça mijote actuellement dans ma tête. D’ici une ou deux semaines, tout devrait s’éclaircir.

 Par Maude B. Laverdière

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