Entrevue: Maxim Martin

Entrevue: Maxim Martin

Par Maude B. Laverdière

16 Mars 2015

C’est un Maxim Martin très en forme qui lance son nouveau spectacle Enfin. Avec l’accomplissement de six demi-marathons dans la dernière année, l’humoriste nous revient avec une réflexion sur lui-même et un cheminement personnel bien différent du personnage de dur à cuire. Il sera en grande première à Québec le 18 mars prochain à la Salle Albert-Rousseau.

Comment avez pris goût à la course à pied?
Je suis porte-parole du Centre de réadaptation en dépendance de Montréal. La Fondation m’a demandé de participer au Marathon de Montréal pour une levée de fonds. J’ai accepté de faire le 21 km alors que j’aurais dû faire seulement 10 km! Avec à peine 3 mois d’entrainement, j’ai réussi à réaliser mon premier demi-marathon. Depuis ce temps, quand mon entraineur me demande un 13km, je tripe!

Comment s’est déroulée l’écriture de ce spectacle?
Le dernier show, Tout va bien, avait une mission d’écriture très précise : je devais condenser l’histoire du monde en seulement deux heures. Cela a été ardu, mais quand même dans le bon sens. Je voulais me donner un break. Un de mes chums m’a dit : « On te connaît sans te connaître. » Alors j’ai décidé de faire tomber la façade. Mes trois premiers shows ont fait le procès de tout le monde, de la société en générale. Ça m’a toujours fait chier dans la vie les gens qui ne font que pointer du doigt. Donc, je me fais passer au cash! C’est loin d’être une thérapie publique, j’ai un drôle de cheminement, alors c’est le fun d’en rire.

Est-ce que le titre annonce une fin en soi?
Non, au contraire, il s’agit plutôt du début de cette nouvelle vie. Ça se résume au parcours que je me suis fait vivre pour y arriver. Je craignais que les gens aient peur de ne pas retrouver du bon Maxim Martin dans tout cela, mais la base est encore là. C’est le gars de 45 ans qui vient livrer ce show là, pas l’enragé de la fin vingtaine.

Qui est le vrai Maxim Martin?
Ça fait peur de perdre le contrôle sur sa vie, de voir tout glisser entre tes mains et de ne pas être capable de mettre le pied sur le frein. De retomber en amour avec mon métier et de comprendre qu’il s’agit de l’essence de ma vie, sans dire que tout passe par là, c’est un grand privilège! J’ai fait la gaffe de prendre certaines choses pour acquis et cela ne se reproduira plus jamais. La sobriété est une chose, mais la quarantaine et le calme qui vient avec n’a pas de prix. J’ai trouvé la formule du bonheur, alors j’essaie de ne pas trop me poser de question.

L’été dernier, vous avez co-animé votre premier Gala Juste pour Rire; comment avez-vous vécu cette expérience?
On m’a proposé de travailler avec Anaïs Favron. Nous avons tellement eu de plaisir! Ça semble de la réponse parfaite, mais faire des compromis n’a jamais été aussi simple. Le résultat a surpris beaucoup de gens. Les langues sales du showbizz disaient qu’on allait se planter et pourtant nous avons eu la mention du meilleur gala du Festival. Il s’agit du « fuck you » le plus poli que j’ai fait en carrière. On le refait d’ailleurs cette année.

www.maximmartin.com

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