Entrevue: Nicola Ciccone

Entrevue: Nicola Ciccone

Par Maude B. Laverdière

10 Décembre 2014

15 ans de carrière! C’est avec la sortie d’une compilation double que Nicola Ciccone souligne ce point marquant de sa carrière. Les Incontournables 1999-2014 réunit 31 des chansonsles plus appréciées du public québécois. Vous pourrez le voir sur scène le 8 mai 2015 à la Salle Albert-Rousseau.

D’où provient votre amour pour les mots?

Quand j’étais petit, mon père me racontait toujours plein d’histoires inventées. C’est le premier conteur qui m’a donné la piqure pour les mots. Quand j’ai eu 7 ou 8 ans, mon professeur m’installait devant la classe quand il devait s’absenter quelques instants, et moi je commençais à raconter des histoires. Toute la classe m’écoutait! À 12 ans, j’ai rencontré une fille sur une plage en Italie. Je n’étais pas capable de lui dire que je la trouvais belle, je suis quelqu’un de très timide. Je cherchais une manière de lui parler, alors je lui ai écrit une chanson, ma première. De fil en aiguille, j’ai découvert Les Beatles, je voulais faire comme eux. Je rêvais de devenir un auteur.

Si vous deviez choisir qu’une seule langue pour vos compositions, quelle serait-elle?

Je choisirai la langue de la musique, le français, l’anglais et l’italien ne sont que des outils. J’ai déjà fait les Plaines d’Abraham pendant la Saint-Jean, oui on peut lire, un discourt, mais il n’aura jamais la même portée qu’une chanson.

Comment avez-vous procédé pour la sélection des chansons sur l’album Les incontournables?

Je me suis vraiment plié au succès que les chansons ont eu auprès du public. J’ai eu la chance d’avoir une trentaine de pièces qui ont joué à la radio. J’ai revisité 7 chansons et j’ai ajouté deux inédites. Je ne voulais pas offrir seulement un album de compilations.

Pourquoi offrir cet album de vos plus grands succès après 15 ans et non pas 10 ou 20 ans?

Après trois ou quatre ans de carrière, j’avais déjà pas mal de succès. On commençait à me parler d’un album-compilation. Je n’avais pas le goût, alors je leur disais que j’allais le faire une fois que j’aurais endisqué 100 chansons. Quand j’ai écrit cet été Sourire, qui est ma centième chanson, j’ai décidé de tenir parole.

Parmi tous les prix que vous avez reçus, lequel à la plus grande signification pour vous?

Les prix sont tous le fun, j’ai eu la chance d’en recevoir plusieurs. Les prix du public sont toujours spéciaux. Il n’y en a pas un en particulier, il y en a plusieurs. J’ai écrit une composition qui se nomme L’Autiste, qui est chanson phare de la cause que je parraine depuis 7 ans. J’ai reçu une plaque de La Fédération québécoise de l'autisme où tous les parents m’écrivaient pour me remercier. Cela m’a vraiment touché, je l’ai encadré et placé parmi les prix que j’ai reçus. Je n’ai jamais reçu de Felix pour Chanson pour Marie, mais j’ai reçu au moins 3000 lettres de personnes qui vivent la violence. Cela vaut n’importe quelles autres reconnaissances.

Parmi les 100 chansons que vous avez écrit, laquelle représente le mieux l’ensemble de votre carrière?

Je dirais que L’Opéra du mendiant est une chanson qui décrit bien ma démarche. Moi j’étais un invisible, je voulais rentrer dans le showbizz québécois, mais je n’avais aucun contact. Je n’avais que ma voix et mon front de bœuf! Je voulais parler de sujet peu abordé en chanson : la pauvreté, la violence, l’autisme, la boulimie… Je pourrais répondre aussi J’t’aime tout court, car j’ai un côté très romantique et italien!

Vous avez publié L'Étoile enfant en 2013, y a t’il un autre projet de roman sur la table?

Oui, je vais publier un nouveau livre en février. Il va être un peu différent d’un premier, il va s’agir d’un vrai roman, L’Étoile enfant était plus un conte. C’est un livre très romantique centré sur l’art avec un message : souvent dans la vie on voit les choses en surface, mais on ne prend pas vraiment le temps de regarder en profondeur. Je ne t’en dis pas plus!

www.nicolaciccone.com

 

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