Splash : Entrevue avec Cynthia Coulombe-Bégin

Splash : Entrevue avec Cynthia Coulombe-Bégin

Par Katia Curadeau

9 Novembre 2015

Exposant dans des cafés depuis l’âge de 15 ans, Cynthia Colombe-Bégin cumule ses expériences et expositions dans différentes galeries et entreprises privées, des prix et événements collectifs, à Miami, Montréal et Québec. Propriétaire de la galerie d’art Factory et artiste accomplie, découvrez la nature de son ambition.

 

D’ou provient ton inspiration ?

 Au fils des années, j’ai réalisé que mon travail résulte souvent de mes expérimentations. Chose certaine, il est important de voir une partie du corps humain dans mes œuvres. Je priorise surtout le corps féminin, l’organique et le vivant demeurent ma ligne directrice et ce, peu importe le médium que j’utilise. Lors de mes études, j’ai été appelée à travailler l’art sous toutes ses formes : multimédias, images projetées, danse et théâtre. Tout ce que je réalisais posait un regard sur l’organique, la vie et la mort.

Ton style semble s’être renouvelé au cours de la dernière année, pourquoi ?

Ma galerie se situait autrefois sur Saint-Joseph et, en mai dernier, j’ai choisi d’en fermer les portes. Je conserve toutefois les services de la galerie en ligne avec l’intention d’organiser d’avantage d’évènements ponctuels. J’ai aussi récemment troqué mes pinceaux pour mes spatules, une nouveauté pour moi. J’ai enfin osé et cela m’a permis de comprendre qu’il faut évoluer artistiquement pour réussir. J’ai aussi cessé de représenter des yeux et des bouches dans mes toiles, ce qui m’a pourtant fait connaître à mes débuts. J’occupe désormais un atelier avec pignon sur rue sur Saint-Vallier et je me laisse la possibilité d’exposer dans ma vitrine.

 

Comment réussir à concilier une carrière de galeriste et d’artiste à plein temps?

Il faut trouver suffisamment de temps pour soi!  Je m’oubliais beaucoup en priorisant le succès de la galerie et la satisfaction des artistes. Il faut être énormément discipliné, chose difficile pour moi puisque mon atelier se situait à même la galerie. L’achalandage constant et les imprévus ne me permettaient pas de me consacrer pleinement à mes créations. J’ai donc priorisé ma carrière d’artiste.

 

Tes œuvres sont extrêmement féminines et esthétiques…

J’ai toujours adoré la beauté et l’esthétique, mais j’essaie de ne pas tomber dans le cliché. Je garde un équilibre, donc mes œuvres ne sont jamais parfaites. Par exemple, les bouches sur mes tableaux sont souvent incomplètes, les dents ne sont pas toutes droites et c’est ce qui donne un petit côté « Trash ». J’adore la contradiction entre le parfait et l’imparfait, l’esthétique raté. Lorsqu’on vit de notre art, il faut se méfier de tomber amoureux du style commercial qui est esthétique et facile, mais un peu dénué de personnalité.

 

Quels sont tes futurs projets ?

Grâce à ma nouvelle collection, quelques galeries américaines ont démontré un intérêt envers mon travail! Je suis donc en production intensive afin d’obtenir rapidement une grande quantité d’œuvres. Rien n’est pourtant acquis, mais le processus est en cours.

 

Où peut-on se procurer tes œuvres ?

Vous pouvez vous rendre à la galerie Iris située à Baie Saint-Paul et plusieurs œuvres sont disponibles en ligne sur le site de la galerie Factory. Il ne faut pas hésiter à me contacter directement, prendre rendez-vous ou passer me voir à mon atelier si vous voyez la porte ouverte.

 www.galeriefactory.com

www.cynthiacoulombebegin.com 

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