Splash : Entrevue avec Jérôme Rochette

Splash : Entrevue avec Jérôme Rochette

Par Katia Curadeau

10 Septembre 2015

Admirez un seul de ses tableaux et vous voudrez tapisser tous vos murs des œuvres de Jérôme Rochette. Inspirant et innovateur, cet artiste de Québec fusionne classique et contemporain avec ingéniosité et sensibilité. Le voici qui s’expose à nous, en toute simplicité :

La qualité de ton travail démontre des habiletés techniques exceptionnelles. Comment as tu acquis ton expérience ?

J’ai toujours adoré dessiner. Il y a deux ans, à la suite d’un bouleversement important dans ma vie, il a fallu que j’occupe mon esprit, que je me renouvèle. C’est à ce moment que je me suis consacré à la peinture. Peindre tous les jours représentait pour moi une thérapie et une libération. Mes premières œuvres abordaient souvent le thème des oiseaux, symbole de légèreté. Réaliser ce genre d’illustration simple m’a permis de perfectionner ma technique et mon style. Puis, j’ai ensuite pris un autre chemin. De fil en aiguille, j’ai pris de l’assurance et mon style s’est défini. À la suite d’un long voyage en Europe, je travaille d’avantage le Street Art, l’aérosol et l’iconographie. Je conçois mes arrières plans de manières plus expressives. L’évolution de mon style reflète certainement mon évolution personnelle.

Tes œuvres sont éclatées et originales; d’où provient ton inspiration? 

Tout dépend de mon humeur matinale. Lorsque vient le temps de créer l’arrière plan d’une toile, rien n’est prévu d’avance. Quant à l’image principale, je la conçois habituellement la veille. Je découpe le pochoir que j’ai moi-même dessiné, avant de le projeter sur ma toile et de le fixer. J’aime l’idée de fabriquer un pochoir avec mes dessins et de figer leurs traits dans mes œuvres, même avec leurs imperfections. Cela me permet de transporter mon coup de crayon dans mes peintures, chose qui est très rare.

Parmi tous tes processus de création, lequel exige le plus de temps ?

La réalisation du pochoir nécessite énormément de découpe et de précision. Toutefois, je consacre énormément de temps à la recherche de mes thèmes. À mes yeux, l’exploration du sujet doit avoir priorité sur les techniques de création. Je souhaite que mes œuvres touchent réellement les gens et, pour y arriver, elles doivent rendre fidèlement hommage aux thèmes choisis.

Tu t’inspires à la fois de l’art classique et de l’art urbain, tel que les tatouages. Pourquoi une telle fusion?

 J’aime la dichotomie entre le moderne et l’usure, aborder une thématique contemporaine en lui donnant un aspect vieillit. Présentement, nous sommes tatoués, le pop art et la bande dessinée grimpent en popularité. Pourtant, ce que nous croyons futuriste aujourd’hui incarnera le passé dans plusieurs décennies. Notre époque restera marquée par nos tatouages usés. J’adore représenter l’idée que le présent soit déjà un souvenir et que le passé revient toujours à la mode. Par exemple, je peins un super-héro de manière usé par ici et un personnage historique de manière contemporaine par là.

Comment pouvons-nous nous procurer tes œuvres?

Vous pouvez vous procurer mes œuvres à la galerie d’art Factory où me contacter directement. J’ai même une pièce chez moi où je regroupe plusieurs œuvres, il me fera toujours plaisir de vous recevoir.

Galerie d’art Factory
837, rue Saint-Joseph est
www.facebook.com/jerome.rochette
www.bit.ly/jeromerochette
 
 

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