Splash : Entrevue avec MC Grou

Splash : Entrevue avec MC Grou

Par Katia Curadeau

14 Décembre 2015

De bouche à oreille, de fil en aiguille, le nom de MC Grou s’immortalise déjà un peu partout sur les murs de la ville. Jonglant avec les formes, les angles et les multiples sujets comme une véritable spécialiste, cette bohème urbaine maîtrise l’art d’attirer les regards.

Quelles sont tes inspirations ?

Une fois mes études en arts visuels et en communications terminées, j’ai décroché un contrat en France comme journaliste radio. Je crois que c’est en Europe que j’ai réellement découvert la force de ma passion pour l’art et mon inspiration. Depuis ma première exposition solo en 2013, j’avais déjà un profond penchant pour le pochoir. J’aime quand les couleurs ne se mélangent pas et pouvoir agir rapidement sur la matière. C’est pour cela que je suis moins portée vers l’aquarelle et l’huile qu’on applique au pinceau. J’expérimente autant l’abstrait que le figuratif, immortalise mes œuvres sur des murs comme sur des toiles. Sans avoir à varier le médium que j’utilise, le pochoir, il est intéressant de varier la matière de l’arrière plan.

 

Quel artiste admires-tu le plus?

Mon idole se nomme Roa, un artiste Belge qui m’inspire pour ses murailles aux multiples détails, la beauté des animaux qu’il peint. J’admire aussi Julien Mallant pour la couleur de ses dimensions fictives, ses mondes imaginaires et le magnifique contraste de ses univers figuratifs avec tout ce qui est abstrait.

Tes œuvres représentent des animaux, pourquoi?

Je suis une grande adepte de l’expression faciale. Les émotions exprimées sur une figure animale, c’est un langage un peu énigmatique, ce qui me fascine. J’explore aussi les visages de femmes, dont la douceur et les rondeurs m’intéressent d’avantage que les traits plus droits d’un visage masculin.

Selon toi, pourquoi les artistes muralistes sont majoritairement des hommes ?

Je me suis posé fréquemment la question; je crois que je n’avais jamais réalisé l’ampleur de ce phénomène avant d’y être confrontée. Il existe peu de femmes, en effet, qui exercent l’art muraliste. Toutefois, je ne pense pas qu’il existe des limites au niveau du talent et des aptitudes en art. Ce n’est pas comme dans les sports, que je pratique aussi beaucoup, où il y a des limites physiques qui nous différencient des hommes. Dans l’art, bien au contraire, peut-être sommes-nous plus minutieuses.

 

De quel accomplissement es-tu le plus fière?

Lors d’un encan pour la fondation du Musée des beaux Arts de Québec, j’ai réalisé une toile représentant Twiggy avec Rock et Belles Oreilles (Huckleberry Hound). Au bout du compte, je suis fière de ma performance, mais surtout touchée d’avoir été invitée!

Quel est ton projet de rêve ?

D’avoir moins de contraintes, aucune limite de grandeur de canevas. Pouvoir rester moi même à travers mon art, tout en évoluant constamment dans ma démarche. J’adorerais aussi laisser ma marque à Québec et embellir la ville.

Où peut-on se procurer tes œuvres ?

Vous pouvez vous procurer mes œuvres en me contactant directement via mon site internet. Je dispose aussi de quelques œuvres à la galerie d’art Factory.

 

www.mcgrouartistepeintre.com

www.galeriefactory.com

 

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